Confinement et immobilier: Qu‘en est-il de l’aspect économique ?

Depuis le premier confinement, plus de 80% des acteurs du monde de l’immobilier se sont engagés dans une démarche de digitalisation. Un chiffre qui démontre bien la prise de conscience de l’ensemble de ce secteur face au monde actuel, ses problèmes et les solutions qui peuvent être mises en place. Le 28 octobre, c’est reparti pour un nouveau confinement, les commerces non-essentiels dont font partie les agences immobilières ferment donc. L’activité des agences devra donc encore s’adapter aux mesures qui les concernent, notamment l’interdiction de faire visiter un bien.

Quelles sont les retombées économiques de ces deux confinements ? Quel impact pour la suite de l’activité en prévision d’une reprise à la normale ?

Les effets du premier confinement

Pour commencer, voici quelques chiffres en rapport avec le premier confinement. Le taux de crédit immobilier s’élève à 1.13% pour le mois de mars 2020 et on constate une diminution entre -5% et -20% du prix des annonces immobilières en général en France. Une baisse qui peut s’expliquer par un besoin de vendre, après une période ou de nombreuses transactions ont dues être annulées ou reportées. Ensuite, seulement pour le mois de mai 2020 par exemple, on compte 90% de ventes (actes de vente immobilière signés) en moins qu’à l’accoutumée pour la région Île-de-France.

Nombre de ventes de logements anciens sur 18 mois, de janvier 2019 à juin 2020Nombre de ventes de logements anciens sur 18 mois, de janvier 2019 à juin 2020

Source : Notaires de France

Sur ce graphique qui regroupe le nombre de vente au niveau des logements anciens de janvier 2019 à juin 2020, on peut constater la tendance en fin de courbe avec 1 009 000 ventes pour le mois de juin , un chiffre qui, malgré sa tendance à la baisse, n’est pas particulièrement alarmant quand on le compare avec les chiffre de janvier 2019 par exemple. Cependant, c’est un coup d’arrêt pour la bonne lancée du marché sur l’année 2019 et qui se poursuivait en 2020.

En effet, après une année 2019 exceptionnelle, 1 068 000 ventes et une hausse de 11% par rapport à 2018 il est forcement compliqué de faire mieux avec les conditions de la crise sanitaire. Cette bonne dynamique s’explique principalement par un taux de crédit très bas et un contexte économique qui a obtenu la confiance des ménages. On estime que seulement 20% de l’activité était assurée sur cette période.

Heureusement pour le secteur de l’immobilier, le marché s’est repris au déconfinement jusqu’à atteindre les même chiffres record qu’en 2019 aux alentours de fin août.

Immobilier économie

Aujourd’hui et demain, Quelle dynamique pour le marché de l’immobilier ?

Ce 28 octobre, nouveau confinement pour la France, les pratiques qui restent alors possible sont les suivantes :

-Les déménagements

-L’estimation de biens

-La signature de mandats

-Les visites virtuelles

-La signature devant notaire

-Les états des lieux

C’est la demande qui prend un coup dés l’annonce du confinement, on compte 60% de demande de bien en moins à la fin novembre par rapport au mois de septembre. Cependant, les projets en cours peuvent tout à fait continuer et/ou être finalisés. Comparé a l’année 2019, il y a une donnée qui n’a pas vraiment changée, c’est la production globale de crédit qui devrait rester proche des niveaux de 2019 pour cette fin d’année.

Perturbée par la crise, on constate également une hausse des prix des logements qui continue actuellement mais semble s’atténuer doucement. Certains pensent que les prix peuvent potentiellement baisser en 2021 mais pas pour tout le monde, en effet, ce ne sera pas le cas pour tous les types de biens et partout en France. Cet été, les prix ont progressé cet été de 5.2% par rapport à la même période en 2019 (2ème trimestre) et affichent un ralentissement puisque la hausse était de 5.6% sur le premier trimestre 2020. Même s’il y a donc un ralentissement de la hausse des prix, ce que les français attendent est une baisse. L’agence de notation Moody’s estime que les prix des logements en France devraient normalement diminuer de 2% l’année prochaine en comparant le marché immobilier avec la croissance économique du pays, deux entités souvent en corrélation dans leurs variations. En dépit de cette baisse des prix, le marché du logement n’en sera pas plus accessible pour autant à tous les français car les banques se font de plus en plus frileuses pour l’accord de prêts à certaines catégories sociales.

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